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Présentation du château de Quintin

Le domaine du Château de Quintin comprend des jardins à la française, une tour des archives et des remparts des XIIIème et XVème, un Château du XVIIème (le « Vieux-Château ») et un Château du XVIIIème (le « Château neuf »).

  L'ensemble du site est protégé par les Monuments Historiques : la Tour des Archives, le mur d'enceinte, le « Vieux-Château » et le parc sont classés monuments historiques (4 novembre 1983), tandis que le château du XVIIIème siècle est inscrit à l’inventaire supplémentaire (28 mai 1951).

La Tour des archives, un témoin des guerres féodales

tour des archives du château de Quintin

 

Adossée à son mur d’enceinte, la Tour des archives est le dernier vestige d’une des quatre portes de la cité médiévale édifiée par Geoffroy Ier Boterel, premier seigneur de Quintin. Il reçut en 1227 la seigneurie de Quintin en partage du comté de Penthièvre. Dès son retour de croisade, Geoffroy entreprend la construction d’une muraille d’enceinte percée de quatre portes. Il ne reste de l’édifice médiéval que la Porte Neuve, réaménagée au xviiième pour abriter les archives du château.

 

 

 

 

Le « Vieux-Château », un projet monumental resté inachevé marquant la fin d’un bastion protestant

 Amaury Gouyon, marquis de La Moussaye et gouverneur de Bretagne, racheta le fief de Quintin en 1638 à son beau-frère le duc de La Trémoille. Les habitants et le clergé quintinais opposés à l’arrivée de ce fervent protestant au prosélytisme trop actif, en appelèrent au Roi, et firent imposer en 1640 des conditions restrictives à cette vente, et notamment l’obligation de ne réaliser aucune construction, de ne pas résider plus de quinze jours de suite à Quintin et seulement quatre fois l’an ou de n’établir aucun exercice de la religion réformée. En 1643, le marquis de La Moussaye obtint d’Anne d’Autriche l’annulation d’une partie de ce compromis, et la construction d’un nouvel édifice débute alors sur les ruines du château médiéval. Son architecte, Gabriel Androuet du Cerceau, choisi pour son appartenance calviniste, conçut un édifice qui devait être le premier et le plus important édifice de style classique de Bretagne, comprenant quatre pavillons analogues à celui que nous apercevons aujourd’hui. L’ordonnancement de la façade ouest et l’utilisation des bossages rappellent le palais du Luxembourg. A la mort d’Amaury de La Moussaye en 1663, seuls les soubassements, un pavillon du château, et ses communs sont achevés. Vers 1668-1670, une toiture et des planchers intérieurs furent construits sur la base d’un projet simplifié, pour rentabiliser cette construction et créer des espaces d’habitation.

Le « Château Neuf », un certain art de vivre

 Le « Château Neuf » naît de la transformation des communs, vestiges du projet architectural de la famille de La Moussaye. En 1681, Guy-Aldonce de Durfort Maréchal de Lorges rachète le comté de Quintin et entreprend de réaménager les communs du xviième siècle en château. En 1786, le vicomte de Choiseul-Praslin complète cet édifice en y ajoutant une aile nord. Sa décoration intérieure est sobre mais homogène, et témoigne de l’art de vivre du xviiième siècle. Cet édifice se visite aujourd’hui et abrite les collections permanentes du château. Il accueille chaque année des expositions temporaires.

À travers les siècles, le château de Quintin fut occupé par plusieurs générations d’une même lignée : Rohan, Coligny, la Trémoïlle, Gouyon de La Moussaye, Durfort de Lorges ou Choiseul comptent parmi les familles les plus prestigieuses de ce domaine.